PRÉSENTATION

La spiritualité ne consiste pas seulement à réfléchir à notre immortalité ni même à la qualité de notre relation avec Dieu, ni à le prier. Dans sa définition récente, si elle consiste en la découverte d’une autre dimension de nous-même, une partie lumineuse, puissante et grandiose, caractérisée alors par la joie et la liberté, elle consiste surtout en une action, une activité qui offre à notre âme le moyen de s’exprimer et de créer dans la matière ce à quoi elle a pensé, rêvé et imaginé. On se doute alors bien qu’il n’est pas suffisant d’y penser pour faire le bien. La spiritualité, c’est donc ce qui demande à être développé par l’expérience. Car comment pourrons-nous changer, nous améliorer, nous dépasser, évoluer si nous ne confrontons pas nos idées à la réalité du monde mais, surtout, à notre propre réalité? Ainsi constitués de nos faiblesses ainsi que de nos qualités, nous sommes tels un vase sorti des mains expertes d’un potier : des individus fragiles destinés à s’endurcir, des ignorants qui se rempliront de l’intelligence du monde, des âmes qui témoigneront de leur éternité.

Témoigner de la survivance de l’âme après la mort du corps physique s’avère être par conséquent, pour une personne comme moi, un moyen utile d’améliorer les qualités de mon âme tout en participant à l’évolution de celles et ceux qui sont sensibles à la qualité de mon travail de diffusion. Je ne dirais pas qu’il s’agit d’une question de foi mais plutôt d’une prise de conscience. La compréhension que je le fais parce que je le peux. Je le fais et je le peux parce que je ne me suis pas trop dispersé. De fait, mes activités spiritualistes m’amènent à délivrer ce témoignage de différentes façons.

L’une d’entre elles consiste en l’exercice d’une faculté naturelle très particulière, puisqu’il s’agit de transmettre les messages des Esprits à celles et ceux pour qui ils sont destinés. Mais aussi curieusement que cela puisse paraître, je ne suis pas tellement attiré par les défunts. Pour autant que cette activité est gratifiante, notamment parce qu’au travers d’eux je peux parfois me reconnaître moi-même, je m’intéresse surtout aux “vivants”, aux individus qui, restés sur terre après le départ de leurs proches, doivent continuer à vivre, assumer des difficultés, des peines et des questions auxquelles ils ne reçoivent pas de réponses évidentes, une solitude qu’il ne savent pas comment rompre. C’est ainsi que j’exerce également la voyance et la guidance par le biais de la tarologie.

Une autre façon de témoigner est de partager publiquement mes connaissances et mes réflexions sur le sujet, soit sous la forme de conférences (j’ai cessé cette activité en 2019), de documents, de vidéos, soit encore en expliquant mon point de vue à l’occasion de consultations privées ou d’initiations de groupe.

Ainsi, mes facultés médianimiques adjointes à mes connaissances sur l’au-delà, mises en application, m’offrant l’opportunité de vivre ma spiritualité dans l’action, apparaissent presque dés lors comme un prétexte ; de toute évidence, elles sont un moyen qui m’offre de gagner en confiance et d’être de plus en plus en adéquation avec mes véritables aspirations, d’exhaler ce qu’il y a de meilleur en moi. C’est probablement cela que l’on nomme une mission de vie.

Spiritualité

Foi, patience et conscience
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Je suis un spiritualiste moderne, si je puis dire, intéressé par un spiritisme qui ne s’est pas arrêté aux années 1930 avec les derniers pionniers de cette noble discipline. Intéressé aussi par la métapsychique, la parapsychologie ainsi que par certains concepts plus récents issus des vagues du New Age. Je m’intéresse globalement à la vie après la vie, la vie de l’âme séparée de son enveloppe charnelle et ses nouvelles conditions d’existence car ces études participent à mon développement personnel.

Pour autant, en quête de sagesse, je ne suis pas séduit par le scientisme qui prétend trop souvent, à l’instar de la secte des manichéens qui le promettaient au jeune Augustin, pas encore saint, de tout expliquer par la raison, sans exiger la foi. Car je suis sensible aussi aux mystères qui peuplent ma discipline de formation, le spiritisme qui, restreinte par un certain public à une pratique dangereuse de la médiumnité, est avant tout une spiritualité que nombre d’individus avant moi ont porté très haut au-dessus des épaules de notre humanité.

Et je ne peux nier que :
 
-face à l’immensité des questions que me posent la complexité de l’Univers en général et de notre monde en particulier ;
 
-l’extraordinaire énigme que représente la divinité et que chacun croit savoir résoudre dans sa foi ;
 
-les échanges subtils qui lient notre monde matériel et le monde spirituel, essentiellement fondés sur ce curieux sentiment que l’on nomme l’amour ;
 
-la multidimensionnalité de l’espace-temps où toutes les réalités sont possibles, passé, présent et futur se télescopant ;
 
-les nombreux programmes préétablis qui agissent sur notre destinée (akénapraxie (principe de réincarnation), évolution conjointe des familles ou groupes d’âmes dont, notamment, celui des flammes jumelles si courageuses, influence énergétiques des planètes autour de la nôtre, héritage psycho-générationnel, etc) ;
 
-les lois de la vie et de la mort, les joies et les difficultés qu’elles produisent logiquement en raison notamment de la loi de cause à effet et de la loi d’attraction ;
 
-les apparentes récompenses et injustices que produisent ces lois et principes divins ;
 
-ainsi que les conditions d’existence des âmes désincarnées qui peuplent l’au-delà et celles qui vivent incarnées sur notre monde ainsi que sur de nombreux autres répartis dans le cosmos ;

Je ne peux nier, donc, que face à ces mystères j’ignore encore beaucoup de choses. Et cela me produit parfois un vertige insolent tant je me sens peu de chose. Mais cela ne m’empêche pas de réfléchir, d’agir et de m’apaiser avec le temps.

M’apaiser dans le sens où, comme tout un chacun, j’éprouve dans ma dimension humaine le besoin d’aimer et d’être aimé. Aussi sereinement que possible, sans illusion, sans faux besoin, inconditionnellement, dans le but d’atteindre une harmonie à laquelle j’aspire humblement mais déterminé.

Afin de m’équilibrer, je suis par conséquent une personne raisonnablement pragmatique, rationnelle, spirituelle mais pas mystique. Je ne concède en effet pas à mes ignorances le droit de croire absolument tout et n’importe quoi, de suivre n’importe qui sous n’importe quel prétexte. Et de fonder ma foi sur une simple séduction, sur une attirance sans fondement. Car, si je suis spiritualiste et médium, poussé à m’élever, à m’améliorer grâce des forces internes, intimes, et quelques autres qui me sont extérieures, la tête et le cœur parfois plongés dans le monde spirituel, l’attention attirée vers de belles âmes qui prodiguent des enseignements sublimes, qui me nourrissent, et les sens touchés par de très puissantes énergies et par d’agréables émotions, je n’en suis pas moins un homme contraint par la force des choses de vivre en société sa vie incarnée, à sa façon, à la mesure de son éducation, de son intelligence, de ses qualités et de ses faiblesses morales, et à en respecter les avantages et les inconvénients. Mon âme éprouve le sens du sacré.

Et c’est ainsi revêtu de la toge et de la guenille que j’ose accompagner mon prochain, l’aider tout en m’aidant moi-même puisque nous poursuivons la même route, en l’éclairant sur son destin et celui de ses proches qui sont promis à l’immortalité. Parce que c’est la meilleure des choses que je puisse faire en ce moment.

Médiumnité

Un autre regard sur soi et la vie
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Témoigner de la survivance de l’âme après la mort du corps physique est pour une personne comme moi une nécessité comme elle l’est pour un enfant qui ne peut retenir un secret merveilleux.

De fait, mes activités spiritualistes m’amènent à délivrer ce témoignage de différentes façons. L’une d’entre elles consiste en l’exercice d’une faculté naturelle très particulière, d’autres diront un don, puisqu’il s’agit de transmettre les messages des Esprits à celles et ceux pour qui ils sont destinés à l’occasion de consultations privées où je reçois une ou plusieurs personnes. Depuis 2019, je ne pratique plus de séance publique où le public est nombreux.

Les facultés médianimiques, qui offrent au monde invisible, subtil, de se communiquer avec notre monde, matériel, sont très nombreuses et variées. Il n’existe pour ainsi dire pas un médium qui ressemble exactement à un autre. On peut d’ailleurs le constater lors des conférences médiumniques publiques. Chaque médium y vient avec son histoire personnelle, sa psychologie, ses croyances et ses ignorances aussi, riche de ses qualités et de ses faiblesses. Cette alchimie complexe fait de lui un personnage unique.

Pour autant, ces facultés ne sont pas méconnues et participent à des mécanismes qui sont décrits avec plus ou moins de précisions par quelques témoins et chercheurs spiritualistes internationaux. A chaque génération, il y a des découvertes. Ainsi, lorsque le médium ne pratique pas le mentalisme, lorsqu’il n’est pas influencé par la gestuelle du consultant et par le son de sa voix qui trahissent ses émotions, ainsi que ses paroles mêmes qui peuvent lui apporter de nombreuses indications ; lorsqu’il n’en fait pas une lecture intime par la pratique d’une faculté parapsychologique qui met son âme, en quelque sorte, au contact direct avec celle d’autrui ; le médium, donc, peut être parcouru par des flux, appelons-les signaux énergétiques, fluides ou pensées, qui proviennent de personnalités extérieures à lui et que l’on affirme être invisibles et impondérables, les Esprits qui peuplent l’univers spirituel. Ce sont des informations qui lui parviennent sous la forme d’images et de sons, de sensations, de ressentis, d’émotions et d’attitudes inconscientes. Ce peut-être une seule de ces informations ou une combinaison de certaines d’entre elles en même temps. Il s’agit souvent d’une forme de télépathie, un langage où l’intention pure est le vecteur principal.

Le médium hypersensible peut quant à lui percevoir des ambiances particulières produites par les astres, par exemple, mais également par la multidimensionnalité de son milieu où peuvent se superposer différents types d’informations présents dans le monde subtile.

Pour ce qui me concerne, lorsque je parviens à traduire l’intention des Esprits, je constate souvent qu’il s’agit d’un message codé de l’au-delà destiné à aider le consultant qui expérimente une difficulté de vie soit passagère soit qui implique sa destinée. Moins fréquemment, il peut s’agir d’un important enseignement spirituel. 

Expérience

Un chemin complexe, exigeant
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Une autre façon de témoigner est de partager publiquement mes connaissances et mes réflexions sur le sujet de l’après-vie, soit sous la forme de conférences (j’ai cessé cette activité en 2019), de documents, de vidéos, soit encore en expliquant mon point de vue à l’occasion de consultations privées. Ces activités s’appuient sur une somme d’études, de recherches et de réflexions qui nourrissent mon esprit et insufflent l’énergie à ma mission spiritualiste depuis plusieurs décennies.

Au commencement, j’ai vécu une expérience qui m’a laissé une forte impression, ouvrant une porte qui en a ensuite ouvert d’autres. J’en ai témoigné dans cette gazette, pages 5 et 6. J’ai découvert peu après l’ouvrage d’Allan Kardec intitulé Le livre des Esprits, ouvrage fondamental à condition qu’on ne le considère pas comme une Bible, puis son œuvre entière suivie de quelques autres.

Par un heureux hasard, j’ai rapidement rencontré puis régulièrement visité, durant deux années, le cercle spirite Allan Kardec de Bron. A l’issue de cette période, j’ai obtenu mon premier message médiumnique de la part de mon guide spirituel. Un peu plus tard, sur une période de quelques mois, il m’expliquera le travail que nous aurons à réaliser ensemble avec d’autres compagnons éthérés.

J’ai ensuite participé, durant près de 15 ans, aux activités d’un petit groupe spirite près de Montpellier créé avec des amis et une de mes sœurs. J’y exerçais le rôle de directeur de séance et je pratiquais la psychographie intuitive ou inspirée (appelée parfois écriture automatique) et produisais des dessins.

Parallèlement à cette acquisition d’expériences et de savoirs personnels, j’assistais à des conférences spiritualistes et à des séances médiumniques publiques, je rencontrais quelques personnes intéressantes et étudiais la parapsychologie ainsi que la métapsychique. Durant cette période, j’ai composé des dizaines de documents, essentiellement des compte-rendus et des essais ; cela m’a permis d’étayer ma certitude en la survivance de l’âme, de structurer mes connaissances.

Puis, à partir de 2008, j’ai commencé une activité semi-publique. Je pratiquais des consultations privées une ou deux fois par semaine et je présentais publiquement dans différentes villes des sujets de conférence suivis d’une séance médiumnique.

Enfin, à partir de juillet 2018, j’ai pris la décision de me professionnaliser comme médium pratiquant aussi la voyance/guidance.

Comprenez que je suis davantage un traducteur qu’un répétiteur. Un traducteur d’ailleurs qui ne travaille certainement pas seul ! Je ne suis en effet que l’humble aiguillon terrestre d’une équipe nombreuse qui s’est constituée dans l’au-delà. Je suis un élément d’une équipe, celui qui prête son corps et sa voix à une force, une énergie, une intention qui le dépasse ; tel l’acteur qui n’est rien sans les auteurs, les producteurs, les assistants et les techniciens. Cela, je le ressentais très fortement à l’occasion des séances publiques où les Esprits, très organisés, étaient beaucoup plus nombreux que les participants eux-mêmes.

Pourtant, malgré la présence de ces êtres dans mon entourage, mon parcours n’a pas été simple à vivre puisque, parallèlement, la vie exigeait de moi (et l’exige encore) que je comprenne certaines leçons. La médiumnité n’est pas utile, pas vraiment efficace dans ces cas car il s’agit d’apprendre par soi-même. Mes compagnons de l’au-delà se font singulièrement silencieux lorsque je suis en phase d’apprendre par moi-même une leçon magistrale qui nourrira mon âme définitivement. Je peux ainsi parfois expérimenter des moments douloureux, des remises en question très profondes où mes émotions et mes sentiments sont chamboulés. J’ai ainsi vécu plusieurs “nuits noires de l’âme”, par exemple, une expression attribuée à l’origine à Jean de la Croix mais souvent citée dans la courageuse expérience de la flamme jumelle. Favorisant rétrospectivement mon équilibrage psychique, c’est peut-être dans mon cas personnel une des conditions pour accéder à l’expérimentation de “l’amour inconditionnel”. Toutefois, j’aimerais bien que ce processus s’arrête un jour.

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