A PROPOS

Je suis un spiritualiste moderne, si je puis dire, intéressé par un spiritisme qui ne s’est pas arrêté aux années 1930 avec les derniers pionniers de cette noble discipline. Intéressé aussi par la métapsychique, la parapsychologie ainsi que par certains concepts plus récents issus des vagues du New Age, je porte globalement mon attention sur le sujet de la vie après la vie, la vie de l’âme séparée de son enveloppe charnelle et ses nouvelles conditions d’existence car mon étude participe à mon développement personnel.

Pour autant, en quête de sagesse, si le savoir est pour moi un moyen de rencontrer Dieu, je ne suis pas séduit par le scientisme qui prétend trop souvent, dangereusement, à l’instar de la secte des manichéens qui le promettaient au jeune Augustin, pas encore saint, de tout expliquer par la raison, sans exiger la foi. Car je suis sensible aussi vis à vis des mystères qui peuplent ma discipline de formation, le spiritisme qui, restreinte par un certain public à une pratique dangereuse de la médiumnité, est avant tout une spiritualité, une philosophie morale et une science expérimentale que nombre d’individus avant moi ont porté très haut au-dessus des épaules de notre humanité.

Et je ne peux nier que :

-face à l’immensité des questions que me posent la complexité de l’Univers en général et de notre monde en particulier ;

-l’extraordinaire énigme que représente la divinité et que chacun croit savoir résoudre dans sa foi ;

-les échanges subtiles qui lient notre monde matériel et le monde spirituel, essentiellement fondés sur ce curieux sentiment que l’on nomme l’amour ;

-la multidimensionnalité de l’espace-temps où toutes les réalités sont possibles, passé, présent et futur se télescopant ; 

-les nombreux programmes préétablis qui agissent sur notre destinée (akénapraxie (principe de réincarnation), évolution conjointe des familles ou groupes d’âmes dont, notamment, celui des flammes jumelles si courageuses, influence énergétiques des planètes autour de la nôtre, héritage psycho-générationnel, etc) ;

-les lois de la vie et de la mort, les joies et les difficultés qu’elles produisent logiquement en raison notamment de la loi de cause à effet et de la loi d’attraction ;

-les apparentes récompenses et injustices que produisent ces lois et principes divins ;

-ainsi que les conditions d’existence des âmes désincarnées qui peuplent l’au-delà et celles qui vivent incarnées sur notre monde ainsi que sur de nombreux autres répartis dans le cosmos ;

Je ne peux nier, donc, que face à ces mystères j’ignore encore beaucoup de choses. Je songe dés lors que l’étude de l’univers ne peut que conduire à une appréciation plus haute de la sagesse de Dieu face à ces mystères qui n’en seront plus un jour. Et cela me produit parfois un vertige insolent tant je me sens peu de chose. Mais cela ne m’empêche pas de réfléchir, d’agir dans la mesure de mes moyens et de m’apaiser avec le temps.

Enfin, comme tout un chacun, j’éprouve dans ma dimension humaine le besoin d’aimer et d’être aimé. Aussi sereinement que possible, sans illusion, sans faux besoin, inconditionnellement, dans le but d’atteindre une harmonie à laquelle j’aspire humblement mais déterminé.

Mmes, Mlles et MM,

Dans son sens commun, le spiritisme n’est pas un jeu. Il ne se résume pas en quelques mouvements de tables, en une expérience menée avec le Oui-Jà ou bien le verre retourné et les lettres disposées autour. Il n’évoque pas non plus un monde superstitieux peuplé soit d’horribles démons prêts à manipuler puis trucider le premier venu, soit de merveilleuses créatures célestes inaccessibles au commun des mortels. Le spiritisme n’est pas destiné à faire peur ni à se faire peur.

Il n’est pas non plus l’opinion d’un seul individu. Il est au contraire un concert de voix venues de mondes entiers, notre monde terrestre mais surtout l’autre monde, le monde spirituel, celui que nous rejoindrons à notre désincarnation lorsque notre âme se libérera de son enveloppe charnelle.

Le Spiritisme, dans son sens le plus universel, le plus récent, nommons-le spiritualisme, est une inter-discipline scientifique, morale et philosophique. Elle est une philosophie spiritualiste. Elle est probablement à notre époque encore celle qui étudie le plus sérieusement et universellement la survivance de l’âme après la mort du corps physique et celle qui démystifie le mieux la Mort.

Elle étudie à cet effet les relations entre l’Au-delà et notre monde matériel, très nombreuses et d’une riche et insoupçonnée complexité.

Elle replace la relation de notre humanité avec Dieu dans une logique dénuée de superstition et de dogmatisme religieux où la psychologie, la science et la spiritualité s’empoignent sereinement.

Enfin, le spiritualisme (ou spiritisme) participe à la compréhension des phénomènes énergétiques (influence des astres, des objets de la nature, communications subtiles entre les êtres vivants, rayonnement des groupes d’âmes, des communautés des âmes jumelles, etc), des faits dits spirites (bruits, coups, apparitions, influence obsessionnelle d’une entité, bienveillance des êtres lumineux, etc…), à celle des facultés et sensibilités médiumniques ainsi qu’au développement des médiums, ces traducteurs du monde invisible. Ceux-là sont le lien conscient, et bien des fois inconscient, entre les êtres hors chair et ceux encore incarnés.

Tous ces phénomènes et ces facultés, faussement qualifiés de surnaturels, répondent à des principes naturels qui ont existé de tout temps. Ils nous paraîtront de moins en moins mystérieux à mesure que nos connaissances et nos mœurs se développeront.

Le spiritualisme est essentiellement le porte-parole du monde invisible. Il se fait l’écho des Esprits qui peuplent l’au-delà, c’est-à-dire nos amis, proches et parents, ainsi que bien d’autres interlocuteurs, qu’ils soient heureux ou malheureux, proches de la divinité ou éloignés d’elle. Peuple qui affirme à chacun d’entre nous la survivance de l’âme après la mort du corps physique. Il dit que nous pouvons être consolés du départ de nos défunts parce que nous les retrouverons à la fin de notre existence terrestre. Ceux-là n’ont pas été engloutis dans le néant de l’oubli. Ils ont au contraire survécu à leur mort et ils nous le confirment, nous le prouvent par leur présence affectueuse et leurs actions réfléchies à nos côtés. 

Ce peuple dit encore que nous sommes bien plus riche intérieurement que nous l’imaginons. Cette richesse peut nous permettre de surmonter toutes les épreuves de la vie.

Les Esprits, après l’avoir déjà fait de si nombreuses fois auprès de nombreux interlocuteurs partout dans le monde depuis près de 200 ans, répètent enfin ce qu’ils ont à dire sur eux, sur nous, sur nos relations et nos intérêts communs ; ils disent ce qu’ils savent en fonction de leur compréhension d’eux-mêmes, de notre capacité à les comprendre et des lois de l’univers auxquelles ils ne dérogent pas.

Le spirite, dans son sens le plus universel, le plus récent, nommons-le spiritualiste, est celui qui, recevant et étudiant le témoignage des Esprits, et comprenant sa place dans l’univers, en fait une sorte de profession de foi. Bien entendu, il sait qu’il est lui-même un être en évolution et, en fonction de ses possibilités, il désire ardemment appliquer sur terre la philosophie des Esprits, inspirée de Dieu, qui n’est jamais qu’un ensemble de prises de conscience.

Le spirite, dans son sens le plus universel, le plus récent, nommons-le spiritualiste, est celui qui, recevant et étudiant le témoignage des Esprits, et comprenant sa place dans l’univers, en fait une sorte de profession de foi. Bien entendu, il sait qu’il est lui-même un être en évolution et, en fonction de ses possibilités, il désire ardemment appliquer sur terre la philosophie des Esprits, inspirée de Dieu, qui n’est jamais qu’un ensemble de prises de conscience. Celle-ci résume d’une certaine façon tout ce qu’il y a de plus beau dans les religions de notre monde. On peut comprendre que les œuvres humaines, mêmes les plus belles, ne sont que de pâles copies de ce qu’il existe déjà dans le monde invisible. Ainsi, par rapport aux religions, nées d’un prophète, le spiritualiste trouve de la beauté dans l’énoncé, l’étude, la critique, la compréhension et la réalisation de principes révélés par les Esprits eux-mêmes, nombreux.

L’individu spiritualiste développe une hypersensibilité qui lui offre ainsi :

-d’être convaincu de la survivance de l’âme après la mort ;

-de l’akénapraxie (tel que je nomme le principe de réincarnation) selon lequel l’âme suit un parcours perfectif l’amenant à expérimenter de multiples fois la vie dans un corps de chair ;

-de la pluralité des mondes (l’univers est peuplé de nombreuses planètes habitées entre lesquels les âmes se déplacent et se visitent) ;

-d’un principe universel d’évolution constante qui pousse donc au progrès ;

-de la possibilité pour les Esprits de se communiquer aux êtres en chair, de les influencer ;

-lesquels sont tous liés par un autre principe universel que l’on nomme communément l’amour, liés entre eux par des énergies de différentes natures ;
-de l’importance de l’intention qui est créatrice (pensées créatrices, loi d’attraction) ;

-de l’intérêt de la prière dont l’intention pure produit des énergies utiles et participe de la foi ;

-et, enfin, de l’existence d’un principe universel fondateur et directeur appelé communément Dieu (quoi qu’il soit), puisqu’il faut bien le désigner.

Tel est le credo du spiritualiste qui s’enrichira avec le temps.

Sur Terre, l’être hypersensible, à fortiori lorsqu’il est médium, est ainsi sur terre un individu plongé dans un monde difficile avec une perception ou une vue sur un univers fantastique. Confronté à la multidimensionnalité de ce dernier, à son apparente complexité qui défie les distances, les époques, les différentes humanités qui le composent et toutes les définitions que nous lui prêtons, le spirite sait qu’il est très loin de connaître la Vérité ; car bien qu’il lui prête de nombreuses définitions, toutes bancales, l’au-delà est «un monde inimaginable pour les terrestres. Le pressentir est possible, le concevoir est impossible», (Jeanne Morranier, Au seuil de la vérité). 

Lorsque le spiritualiste est également médium, ce qui n’est d’ailleurs nullement obligatoire, il peut offrir une forme d’aide appréciable basée sur l’étude des faits et secondée par ses perceptions médianimiques. Il peut ainsi tenter de mêler aux faits spirites, c’est-à-dire ceux qu’il lui est possible d’expliquer raisonnablement, une spiritualité saine et dégagée de l’influence humaine, encouragée par le peuple de l’au-delà lui-même. Cette spiritualité venant éclairer les religions établies et non les substituer.

Ainsi, morts et vivants, pour autant qu’il est possible de les qualifier comme tels, très étroitement liés mais souvent dans l’ignorance de leur cohabitation, peuvent depuis toujours entretenir les relations d’amour et de confiance qui faisaient le ciment de leur coexistence. Et les premiers peuvent préparer les seconds à les rejoindre dans les meilleures conditions. Ils parviennent à démystifier la Mort qui apparaît désormais comme un concept dépassé. Bientôt, on devra inventer un nouveau terme. Et à contrario, ils redéfinissent la Vie qui est le théâtre du Bonheur.

Victor Maïa (août 2018)

 

Site réalisé par Foodmicro.com
Powered by WordPress